Mercredi 2 janvier 2008
De la prise de conscience d’un patrimoine.....
Les géologues et amateurs de géologie connaissent depuis longtemps la faille de
Meyssac. Ce n’est pas le cas de la population locale. Les habitants ont en effet longtemps vécu sans prendre conscience de la cassure géologique à l’origine de cette brusque différence d’altitude
sur leur territoire. Peut être est-ce dû au peu de phénomènes visibles ou plus exactement peu de phénomènes grandioses et de manifestations exceptionnelles de la faille. Il y a bien « des
pierres de toutes les espèces, mais alors après est-ce que c’est une histoire de faille ? » Comme dit Monsieur Valeille habitant de Chaufour «Moi la faille vous savez, j’ai appris qu’elle existait, il n’y a pas longtemps ; c’est un touriste géologue qui m'a dit :
« Monsieur c’est unique ! ».
Une prise de conscience tardive donc de la population mais néanmoins
un intérêt sans cesse grandissant pour cet élément du patrimoine local. La faille de Meyssac rentre peu à peu dans les esprits et se pose progressivement comme une
composante de l’identité locale.
Deux origines peuvent expliquer la prise de conscience et l’intérêt grandissant des
« locaux » pour la faille :
C’est tout d’abord le résultat de l’extraordinaire travail de recherche, de
vulgarisation et de diffusion sur le sujet effectué par les membres du Groupement d’Amateur de Géologie de Naves (GAGN). Les bénévoles, géologues et passionnés qui le composent ont
œuvré pour que soit reconnu l’intérêt de cet élément du patrimoine géologique.
Mais l’attention portée sur cette faille est également née du plan de prévention des risques (PPR) mis en place suite à de nombreux glissements de terrain, de taille plus ou moins conséquente (1914 à Noailhac, 1994 au lieu dit la Sauzède à Collonges), survenus sur le territoire. Ces glissements de l’argile superficielle sont en effet issus de la combinaison de pluie diluvienne et de la forte dénivellation engendrée par la faille.
Mais l’attention portée sur cette faille est également née du plan de prévention des risques (PPR) mis en place suite à de nombreux glissements de terrain, de taille plus ou moins conséquente (1914 à Noailhac, 1994 au lieu dit la Sauzède à Collonges), survenus sur le territoire. Ces glissements de l’argile superficielle sont en effet issus de la combinaison de pluie diluvienne et de la forte dénivellation engendrée par la faille.
Il aura donc fallu l’action conjuguée d’une poignée de passionnés (GAGN), de la
pluie et de la gravité pour que la faille refasse à nouveau parler d’elle.
... à la volonté de la mettre en valeur
La démarche de valorisation touristique a été entreprise sous l’impulsion des élus de la communauté de communes des villages du midi corrézien et de l’association du groupement d’amateurs de géologie de Naves.
La communauté de communes a en effet décidé de transformer un inconvenant (mise en
place du PPR ) en valeur ajoutée, en réfléchissant à la mise en valeur de ce patrimoine local.
Elle a été véritablement lancée par l’inscription au Contrat
de Pays de la « Vallée de la Dordogne Corrézienne » le 6 juillet 2005 du Contrat de Pays de la Vallée de la Dordogne Corrézienne (2005-2006).
Malgré une rencontre en 2005, qui a réuni les différents partenaires, le projet n’a pas connu de réel démarrage.
Malgré une rencontre en 2005, qui a réuni les différents partenaires, le projet n’a pas connu de réel démarrage.
L’office de tourisme du Pays de Collonges la Rouge, réalisant
l’importance d’un tel projet pour les perspectives d’avenir touristique du territoire, a souhaité le voir être relancé au plus vite. Elle m’a donc proposé de réfléchir sur cette thématique
dans le cadre de mon stage de Première Année Master (Avril - Juin 2008).
La commande initiale était clairement de travailler sur la valorisation afin de
proposer, à la fin de ma période de stage, une mise en valeur concrète. Il s’agissait donc de prendre en charge toutes les étapes de la valorisation (définitions des objectifs et des contraintes,
axes de valorisation, propositions d’aménagement et réalisation de panneautique...).
Dès le début du stage en avril 2007, les prises de contact avec les acteurs du
projet ont abouti à la modification de la commande initiale. Les différents acteurs ont en effet été très rapidement identifiés. Ce travail a permis de remettre en avant le projet auprès de ces
derniers et de révéler l’urgence d’agir. En effet, L’action inscrite au contrat de pays 2005 -2006 avait déjà bénéficié d’un avenant. Elle devait donc être mise en place rapidement dans le
souci de bénéficier des financements qui lui avaient été alloués initialement.
Dès lors, donc le maître d’ouvrage de la communauté de communes des villages du
midi corrézien a souhaité se réengager totalement et reprendre en main ce projet pour le mener à son terme. Il a décidé de lancer une commande publique auprès de bureaux de valorisation de
patrimoine rural pour trouver un prestataire capable de réfléchir à la faisabilité d’un tel projet et de réaliser une étude pré-opérationnelle.
L’office de tourisme a été clairement identifié dans son rôle d’assistance à
maitrise d’ouvrage pour la mise en place du marché public. De ce fait, la commande de mon stage a évolué vers une mission de technicien d’assistance à maitrise
d’ouvrage.
La mission d'assitance à maitrise d'ouvrage a abouti sur la rédaction d'un cahier des charges présentant concrètement les axes de valorisations mis en avant au cours des différents comités de pilotage. Les axes de valorisation choisis visent à respecter les objectifs de developpement durable et d'intergration paysagère nécessaire à tout projet de valoristion du patrimoine.
En juin 2007, un prestataire a été choisi.
En ce début d'année 2008, le projet avance à grand pas, puisque le comité de pillotage a statué sur de nombreuses propositions du bureau d'etude.
Un bel exemple de coopération entre différents acteurs du developpement local au service de l'attractivité touristique du territoire.
A SUIVRE.....
Voir la video: Extrait du JT de France 3 Limousin
http://www.wat.tv/video/780614/faille-meyssac-jt-france3.html